Le 3 Tamouz : bien plus qu’un jour qui passe
Approfondissement et élévation
par Haim Nisenbaum
Certaines dates n’ont pas besoin qu’on les rappelle. Fixées dans les cœurs, dans les esprits et les
âmes, leur pérennité dépasse largement leur inscription sur les calendriers rituels. Elles pénètrent les
consciences et changent tous ceux qui s’en approchent. Le 3 Tamouz; il y a 14 ans, le Rabbi quittait ce
monde.
D’année en année, cette date n’est pas celle d’une simple commémoration, même si une telle démarche
aurait pu être parfaitement légitime. Elle est celle à la fois d’un approfondissement et d’une élévation. L’
approfondissement concerne chacun car le 3 Tamouz est un de ces instants privilégiés où l’on peut se
retourner vers soi-même et réfléchir à ce que l’on a accompli et à ce qui reste à accomplir. L’élévation
est également une idée qu’il appartient à tous de partager car, comme l’enseignent nos Sages, l’âme s’
élève en ce jour et celle du Rabbi entraîne avec elle tous ceux qui veulent s’attacher à lui.
Pour ces raisons, ce jour est marqué d’une solennité particulière. Chacun des actes que l’on accomplit
paraît chargé d’un sens et d’une portée plus grands. En ce jour, c’est comme un espace de temps
différent qui s’ouvre devant chacun et que chacun peut utiliser pour aller de degré en degré et parvenir
à une spiritualité nouvelle.
Il est vrai qu’un tel jour demande à être pleinement vécu. Il ne peut rester comme une anodine
accumulation d’heures dont on attend surtout qu’elles passent sans tirer à conséquence. Il est un jour
lié au Rabbi dont l’action a changé bien des choses et des manières de vivre et, ainsi, a changé le
monde. Il est ce jour où cette action ne s’interrompt pas, où, au contraire, elle trouve des champs d’
expression jusqu’ici insoupçonnés. Pour cela, nous portons en nous la puissance du moment. Les
événements de ces derniers temps nous montrent à quel point elle nous est nécessaire. Sachons nous
en saisir. Sans doute pouvons-nous y découvrir la clé de la Délivrance, individuelle et collective.
par Haim Nisenbaum